Les prérequis pour exercer les métiers de chauffeur VTC ou TAXI
20 septembre, 2021 par

Envisagez-vous de devenir chauffeur VTC ? Cette orientation est effectivement intéressante en ce sens où le métier de VTC est à la fois peu réglementé et très lucratif pour qui s’y essaye. Que ce soit à titre salarié ou bien en exerçant en tant qu’indépendant, devenir chauffeur VTC pourra vous être profitable au terme d’une formation qualifiante au terme de laquelle l’on vous aura décerné une carte professionnelle.

Toutefois, l’obtention de cette carte professionnelle nécessitera au préalable de devoir respecter un certain nombre de prérequis. Car, si en effet, l’exercice du métier de chauffeur VTC n’est pas contraignant, il demeure néanmoins encadré par une réglementation stricte.

De même, l’activité de chauffeur taxi est elle aussi soumise à un certain nombre de conditions. Des conditions dont il fait bon prendre connaissance afin de savoir dans quoi l’on s’engage si l’on souhaite devenir taxi.


Les conditions d’accès au métier du VTC

Pouvoir pratiquer le métier de chauffeur VTC nécessitera forcément de posséder une carte professionnelle. Sans elle, il vous sera alors impossible d’exercer sans vous mettre hors-la-loi et vous exposer à une amende de 1500 euros en cas de contrôle. Sans carte professionnelle, il n’est pas non plus possible de créer son entreprise ou sa société de VTC ou même de vous faire embaucher pour travailler en tant que chauffeur VTC.


Les conditions à respecter pour un chauffeur VTC

En premier lieu, et cela est l’évidence même, travailler en tant que chauffeur VTC impliquera de pratiquer le transport de personnes via véhicule motorisé et donc, d’être titulaire du permis de conduire de la catégorie B. Vous serez aussi astreint à devoir passer une visite médicale. Un chauffeur VTC, en effet, doit répondre à certains critères de santé et être déclaré apte à la pratique de son métier par un médecin. La décision du médecin sera ensuite soumis à l’approbation préfectorale.

Enfin, un chauffeur VTC devra, sur son casier judiciaire, ne voir figurer aucune infraction en lien avec l’activité qu’il compte alors exercer. Avoir subi par le passé un retrait de permis ou avoir été contrôlé après avoir conduit sans permis peut vous valoir l’interdiction d’exercer une activité chauffeur VTC. De même, une infraction ayant valu le retrait immédiat de 6 points sur votre permis de conduire, là encore, sera rédhibitoire et vous empêchera d’accéder à une formation pour devenir chauffeur VTC ; celle-ci étant primordiale afin d’accéder à la carte professionnelle.

Sans passer par une formation qualifiante, sanctionnée qui plus est d’un examen, un futur chauffeur VTC ne pourra alors jamais obtenir sa carte professionnelle. C’est pour cela qu’il se doit de respecter toutes les conditions concernant cette activité.


Les conditions à respecter pour un véhicule VTC

Au-delà du chauffeur VTC, le véhicule avec lequel il se chargera du transport de ses clients devra lui aussi répondre à des normes. Celles-ci ayant été étudiées pour garantir à la fois la sécurité et le confort des voyageurs.

Le véhicule d’un chauffeur VTC devra posséder entre 4 et 9 places, la place du chauffeur VTC étant incluse dans le nombre total. Aussi, à moins qu’il ne s’agisse d’un véhicule de collection, l’ancienneté d’une voiture d’un chauffeur VTC se devra d’être inférieure à 7 ans.

Pour ce qui est des caractéristiques techniques incombant au véhicule d’un chauffeur VTC, celui-ci devra alors bénéficier de 4 portes, d’une dimension minimale de 4,50 m x 1,70 m ainsi qu’un moteur dont la puissance nette devra être obligatoirement supérieure ou égale à 84 kW.

Un chauffeur VTC, en effet, se doit de conduire un véhicule performant et dans un état optimal. Il va sans dire que son contrôle technique doit être à jour ainsi que son assurance.


Les conditions d’accès au métier de Taxi

Un chauffeur de Taxi, s’il exerce un métier semblable à celui d’un chauffeur VTC, connaît cependant d’autres attributions et bénéficie de ce fait d’un statut dont la réglementation est différente. Aussi, comme un chauffeur VTC, un chauffeur Taxi se devra nécessairement de répondre à un certain nombre de conditions s’il veut exercer son activité légalement.


Les conditions à respecter pour un chauffeur Taxi

Là encore, le chauffeur de Taxi, puisqu’il sera chargé du transport de clients par un véhicule motorisé, devra être détenteur du permis de conduire de la catégorie B. Lui aussi devra être reconnu apte à l’exercice de sa profession par un médecin dont la décision devra être agréée par la préfecture. Cela, non sans compter le fait qu’un chauffeur Taxi devra lui aussi ne voir figurer aucune condamnation incompatible avec l’exercice de sa profession sur son casier judiciaire.

Un chauffeur de taxi en revanche, contrairement à un chauffeur VTC, devra être titulaire du diplôme PSC1 décerné depuis moins de deux ans et attestant de sa capacité à pratiquer les premiers secours.


Les conditions à respecter pour un véhicule Taxi

Le véhicule d’un chauffeur Taxi répond à des conditions plus strictes que celles d’un chauffeur VTC. Ce ne sont pas tant ses caractéristiques techniques du véhicule en question qui sont ici concernées par les normes en vigueur, mais plutôt les équipements nécessaires au bon exercice du métier de chauffeur Taxi.

Un taxi, pour pratiquer correctement son activité, doit nécessairement être équipé d’un taximètre fonctionnel afin que celui-ci démontre si le chauffeur taxi est disponible pour une course ou non.

Pour faire payer ses courses à ses clients, le véhicule d’un chauffeur taxi se doit aussi d’être équipé d’un terminal de paiement. En effet, un chauffeur taxi, à mesure que se sera popularisé le paiement via carte bancaire, est aujourd’hui tenu de mettre à disposition de ses voyageurs un moyen de payer par ce biais. Aucun chauffeur taxi n’est habilité et n’exiger qu’un mode de paiement en particulier ; tous les véhicules taxi doivent nécessairement être équipés d’un terminal de paiement en état de fonctionnement afin de pouvoir pratiquer leur activité.

Enfin, un chauffeur taxi, justement afin de pouvoir démontrer qu’il est habilité à pratiquer son métier, se doit de le prouver par un dispositif technique pouvant être perçu par tous de l’extérieur. Le véhicule d’un chauffeur taxi devra alors être muni d’un dispositif lumineux à son sommet sur lequel est inscrit le mot «Taxi», en dessous duquel il sera en principe inscrit le nom de la ville dans laquelle l’activité de chauffeur taxi est exercée.

Au regard des conditions incombant d’une part à un chauffeur VTC, mais aussi à un chauffeur Taxi, on peut noter que chacun sont soumis à un certain nombres de contraintes inhérentes à leur activité, celles-ci étant cependant de différentes natures.